Après un passage de frontière épique (voir notre « Conseils aux voyageurs »), nous sommes déposés à Erlian. De là, un bus-couchettes nous conduira jusqu’à Pékin. On a 3h à tuer et on décide de faire sécher notre linge, encore humide de la veille. On étale tous nos vêtements sur les sacs et les vélos, ça fait carrément manouches ! ;D On attend notre bus, assis sur un trottoir, et le défilé n’arrête pas ! Que ce soit pour essayer de discuter, pour nous prendre en photo ou encore étudier les vélos, on crée l’attraction. Ça ne fait pas 2h que l’on est assis que déjà, on nous a offert une carte de la Chine, une tablette de chocolat et un énorme paquet de bonbons ! Ça commence bien …

Le lendemain, notre bus de nuit se gare à 2h30 du matin à Pékin. Le chauffeur nous laisse finir notre nuit avant de mettre tout le monde dehors vers 6h.

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6h du matin…on s’apprête à quitter la gare routière et à s’élancer dans le trafic de la capitale.

La lumière du matin est belle. Nous sortons nos vélos et nos sacoches de la soute. En parfait état. Nous appréhendons un peu de nous lancer dans le trafic de la capitale. On s’imagine déjà dans la tourmente, les pots d’échappement dans le nez, les voitures nous frôlant, les routes défoncées… que neni ! Au lieu de ça, des pistes cyclables aussi larges que la route elle-même, uniquement des vélos ou des scooters électriques, des routes lisses et propres, on est très agréablement surpris ! Du coup, on prend plaisir, cheveux au vent, à sillonner la ville jusqu’à notre auberge de jeunesse. Il est très tôt, mais déjà, les rues grouillent de monde. Le trafic se fait dans un joyeux bordel, tout le monde s’évite plus ou moins calmement, mais ça passe !

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Plus le soleil monte, plus on se rend compte que c’est toujours l’été ici ! Alors que la neige a commencé à tomber en Mongolie, à Pékin, c’est plutôt la canicule. Après avoir enfilé une tenue plus légère, on a qu’une idée en tête : aller voir la Cité Interdite et se balader sur la place Tian’an’men, lieux emblématiques de l’Histoire du pays.

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Notre auberge se situe dans un Hutong (quartier traditionnel) et on est tout de suite plongés dans l’ambiance… le sport national, c’est d’essayer d’éviter tous les vélos et scooters qui sillonnent les rues, la main sur le klaxon.

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Ce qui nous frappe immédiatement, c’est qu’on ne peut pas faire 10m sans croiser un policier ou un garde. Et quand on lève les yeux, on tombe inévitablement sur des caméras de surveillance. Au début, ça nous a conféré un certain sentiment de sécurité mais au fil du voyage, on a carrément fini par se sentir oppressés. Big Brother is watching you…

Le lendemain, comme 560 342 autres visiteurs, on entreprend de visiter la Cité Interdite. Déjà, ça commence par un passage de nos sacs aux rayons x et une fouille au corps, rien que pour marcher sur les trottoirs adjacents au palais. Et rebelote pour rentrer dans l’enceinte. Les files d’attente sont immenses, mais ça va vite, on voit bien qu’ils sont habitués à gérer les foules. Une fois entrés, on réalise qu’on est pas tous seuls et que cette visite risque d’être mouvementée et très bruyante. Après les grandes étendues désertiques de Mongolie, le choc est rude !

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En fait, il suffit de s’écarter de l’allée principale pour retrouver un peu de sérénité. En effet, les Chinois ne s’écartent jamais des sentiers balisés. Leur conception d’une visite, c’est de trottiner à la queue-leu-leu derrière un guide qui agite un drapeau et hurle ses commentaires dans un mégaphone, tout ça, au pas de course. Ils ne profitent pas, ils prennent juste des photos sur leur téléphone en n’hésitant pas à te pousser ou te donner un coup de coude pour avoir le meilleur angle. Combien on en a vu qui prenaient une photo d’un endroit ou d’un objet sans même le regarder avec les yeux ! Spécial… Bon nous en tous cas, on en a bien profité…

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Trois jours après notre arrivée, alors que nous avons fait un minuscule aller-retour (environ 16km) au Décathlon pour remplacer le matériel perdu ou endommagé depuis le début de notre voyage, je suis bien obligée de constater que mes deux genoux sont en piteux état. D’atroces douleurs me font serrer les dents à la moindre flexion. Imaginez ne plus pouvoir s’asseoir sur les toilettes, c’est embêtant, imaginez qu’en Chine il n’y a presque que des toilettes à la turque, c’est encore pire ! Après 4 mois de pédalage intensif, il semblerait que je paie le manque de repos. La mort dans l’âme, nous prenons la décision de laisser nos vélos à Pékin afin de visiter le pays en transports en commun. Ça change pas mal nos plans et notre budget va en prendre un sacré coup, mais nous n’avons pas le choix si l’on ne veut pas que le voyage s’arrête ici.

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Un soir, nous retrouvons Lucile, une amie d’enfance que je n’avais pas revue depuis 15 ans. Elle et son mari Damien, ainsi que leurs deux enfants vivent à Pékin depuis quelques années. Ils nous proposent gentiment de garder nos vélos. Proposition acceptée ! Au total, nous passerons 4 excellentes soirées ensemble. Ils ne pourront pas nous faire plus plaisir en nous sortant du brie, de la tomme, du vrai pain et même, du saucisson corse ! On ne pourra jamais assez les remercier…

La visite de la ville se poursuit avec le palais d’été, un magnifique édifice perché à flanc de colline au bord d’un lac et entouré d’un superbe parc.

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Le billet comprend également l’accès à la Suzhou Street, une ancienne rue rénovée où les habitants ont malheureusement été évincés au profit de boutiques de souvenirs mais l’endroit n’en reste pas moins féerique:

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Le dimanche, on décide de visiter la muraille, et plus particulièrement le site de Simatai, moins fréquenté, à 120 km au nord de Pékin. À l’occasion du marathon, toutes les usines sont à l’arrêt et de nouveau, on peut apercevoir le ciel, d’un bleu éclatant. Les montagnes au nord devraient être dégagées elles-aussi. Et ce fut bien le cas. Après 5 heures de trajet en métro et dans différents bus, la muraille nous apparaît au détour d’un lacet, grandiose, serpentant au sommet d’une crête. On en reste babas ! C’est magnifique.

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Une fois dessus, on réalise l’ampleur de la tâche au moment de la construction. Certaines parties sont très étroites, d’autres très raides. Sur certaines parties abruptes, les pierres ne pouvaient être acheminées que par des chèvres. On peut encore lire le nom des bâtisseurs gravés sur certaines marches.

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On essaie d’imprimer sur nos rétines les images de ce site incroyable, qui restera incontestablement un des temps forts de notre voyage.

Nous profitons également de notre séjour pour se refaire une santé gastronomique. Après la Mongolie où notre régime alimentaire était réduit au mouton, au gras de mouton et aux nouilles en boîte, on se rattrape! Fruits, légumes, poulet, porc, tofu… on se régale de toute cette variété de plats colorés et goûteux…on essaie quand-même de trouver des restos où les menus incluent les photos des plats car les Chinois sont aussi très friands d’abats, de têtes, de pieds, de tendons, de cartilages et de toutes autres parties d’animaux que vous n’oseriez même pas imaginer… ;D pas très envie de commander au hasard, donc!

Pas loin de notre auberge de jeunesse, on a même pris nos habitudes dans un restaurant de nouilles qui se vante être « The best noodles in China ». On ne peut pas vraiment les contredire. A 2€ l’énorme bol de nouilles coupées au couteau et 70 cts la Tsingtao de 700ml, autant vous dire qu’on est devenus copains avec la patronne!  ;D

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On vous conseille aussi le Art Zone de Pékin, un quartier super sympa où de nombreux artistes ont redonné vie à un ancien site industriel. Tuyaux, anciennes chaudières et cheminées côtoient les galeries d’art, les restos branchés et les petites boutiques d’artisans:

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Il est temps de quitter la capitale pour rejoindre la ville de Pingyao, réputée pour son mur d’enceinte et sa vieille ville en briques grises. On y arrive par un train de nuit. Il est 5:30 et la ville est encore endormie. On s’échoue dans le seul resto illuminé, où l’on goûtera pour la première fois du lait de soja sucré… miam… rien à voir avec Bjorg ! Sur les conseils du Routard, on visite la ville directement après. Entre 6h30 et 10h, mis à part les livreurs de charbon et les marchands de légumes, on est presque seuls dans les rues. Au parc, on observe les habitants se livrer à des danses assez bizarres ou pratiquer le tai-chi.

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Après, ça se gâte. Les cars ont déversé leurs flots de touristes. C’est l’heure de se reposer dans notre charmante guesthouse, où nous attend un lit traditionnel, immense et doté d’un poêle à bois pour le chauffer.

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Le soir, que c’est agréable de déambuler dans les ruelles illuminées de lampions rouges. On passe devant la première banque de Chine. On en profite aussi pour goûter la spécialité du coin : le bœuf de Pingyao. On a pas bien saisi comment ils faisaient pour obtenir une viande aussi délicieuse mais on en a encore les papilles qui frétillent ! ;D

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Là encore, on assiste à une descente de la police. D’un coup, on voit tous les restaurateurs de la rue se précipiter sur leurs pancartes pour les rentrer à l’intérieur. En sortant du restaurant, on tombe nez à nez avec un escadron de policiers qui embarquent tout ce qui dépasse sur les trottoirs. Ni une ni deux, allez hop, ils font place nette. Dans la charrette, s’empilent, vélos, scooters, bancs, chaises, menus de restaurant… ils rigolent pas, et plombent carrément l’ambiance par la même occasion.

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Notre prochaine étape est Xi’an. Deuxième train de nuit où, cette fois, nos nerfs sont mis à rude épreuve à cause d’un passager ivre. Après s’être mouché et curé les dents sur la têtière de son siège, il a passé 8 heures à répandre des déchets tout autour de lui, à cracher par terre, roter, fumer, voler des aliments sur le chariot, parler à un ami imaginaire et écouter de la musique à tue-tête. Mais où sont donc passés tous les policiers qui surveillent normalement le wagon ? Mystère… quelqu’un pourrait l’assommer ? Pitié ! Bref, on a pas dormi une seconde et on s’est juré, traumatisés, de réserver des couchettes désormais.

À l’auberge, on tombe nez à nez avec Richard, l’Américain en vélo couché que nous avions rencontré chez Froit en Mongolie. L’occasion de se raconter nos aventures respectives. L’auberge est immense et magnifique. Elle est située dans un quartier équipé de nombreuses écoles. Et qui dit école dit papier. Des dizaines de mini papeteries alignées sur des centaines de mètres se font concurrence. Les immenses feuilles sont livrées à vélo et sont ensuite débitées sur des massicots géants et les ouvriers sont noyés au milieu des chutes. Tellement habitués à acheter des ramettes toutes prêtes au Carrefour qu’on avait oublié tout le travail qu’il peut y avoir en amont quand ce n’est pas industrialisé.

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Le soir, c’est dans le quartier musulman que ça se passe ! Les rues hautes en couleurs, les odeurs de calamars grillés, le jus de grenade et les épices nous feraient presque oublier que l’on est en Chine.

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Mais ce qui nous amené jusqu’ici, c’est l’Empereur Qin et son armée de soldats en terre cuite. Les fouilles ont débuté quand le premier soldat fut découvert en 1974 par un fermier creusant un puit. Aujourd’hui, l’ensemble compte plus de 8000 statues, représentant les troupes de Qin Shi Huang, le premier Empereur de Chine, et destinées à le protéger après sa mort. Chaque soldat possède un visage différent et est réalisé à l’échelle. Si on est restés un peu sur notre faim dans les deux premières fosses, où peu de sculptures ont encore été mises à jour et on se retrouve nez-à-nez avec des tas de terre, la troisième fosse nous a coupé le souffle !

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Etape suivante: Chengdu. A Chengdu, la star, c’est le panda. Il y a… le métro panda, le minibus panda, le sac panda et même les trottoirs panda (manquerait plus qu’une Fiat Panda pour compléter le tableau :-)) !

On se moque un peu mais, une fois franchies les portes du centre de reproduction et que l’on tombe nez à nez avec cette grosse boule de poils, on fond littéralement. Ah ouais, on comprend mieux, ils sont craquants, quand-même ! La bête n’en fait pas moins l’objet d’un juteux business. Le panda vient exclusivement du Sichuan. Si vous en croisez un ailleurs dans le monde, il vient forcément d’ici. Chacun de ces pandas est la propriété du gouvernement chinois. Une seule de ces bébêtes sera louée 1 million d’euros l’année aux zoos. Si une naissance a lieu à l’ étranger, le bébé panda reste la propriété de la Chine !

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Le soir, on visite la ville en compagnie de Raphaël et Matthieu, deux Bretons qui partagent notre dortoir et suivent à peu près le même parcours que nous. C’est plus sympa de nuit, les villes chinoises. On ne voit plus la pollution et les buildings sont plus beaux éclairés. Mais pas non plus de quoi y passer une semaine.

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Les villes chinoises en elles-mêmes n’ont pas réellement de grand intérêt (pour nous en tous cas). Malheureusement, les quartiers traditionnels, appelés « hutongs », ont tendance à être rasés pour laisser place à d’immondes buildings et d’immenses centres commerciaux. Mis à part quelques bâtiments historiques préservés, perdus au milieu d’une jungle urbaine, tout est bétonné et moderne. Quelle fut notre déception à Kunming quand, en lieu et place d’un quartier ancien aux maisons de bois, nous sommes tombés nez-à-nez avec des grues !

Nous ne nous sommes donc pas éternisés. Juste le temps d’une coupe de cheveux pour Alex et c’est reparti.

KUNMING

Direction Shangri-la, au nord du Yunnan, à la frontière tibétaine. Fatigués des villes trépidantes et surpeuplées, nous aspirons à un peu de calme et c’est là-bas que nous espérons en trouver. Des montagnes, de l’air pur, des ethnies reculées, des lieux sacrés partout… une de nos destinations phare. Après avoir galéré tout l’après-midi à Kunming pour trouver la bonne gare routière, nous sommes tous contents d’avoir nos billets de bus-couchette en poche ! Là encore, entre 8 et 13h de trajet, personne ne sait! (nous ne critiquerons plus jamais la RATP ;D !) Au petit matin, je suis réveillée en sursaut par Alex qui me lâche de but en blanc : « Flo ! Je crois qu’on est pas dans le bon bus ! » « What ? » Il me tend le gps où il a vérifié notre position, exactement à l’opposé de Shangri-la ! Merde ! Le bus s’arrête pour la pause pipi (où on se fait encore racketter pour pisser dans un trou…) et on se rue sur le chauffeur pour tenter de lui expliquer notre situation. Il regarde nos billets et nous confirme qu’il y a une erreur. La guichetière, au lieu de nous donner des billets pour « Zhongdian » (ancien nom de Shangri-la jusqu’en 2001), nous a envoyé à « Zhongzian » ! On se regarde, dépités ; on ne sera jamais à l’auberge de jeunesse ce soir… on se résigne donc à patienter jusqu’à destination, à 5h de là, et à reprendre un bus dans le sens opposé. Quel gâchis ! Mais notre bonne étoile ne nous a pas lâchés ! Le chauffeur, super sympa, aperçoit un car garé en sens inverse. Il va se renseigner et alléluia, il remonte en direction du nord ! On change donc de bus (monnayant un deuxième billet bien entendu, grrrrr…). Et c’est reparti… jusqu’à Dali, où l’on doit changer de gare routière et racheter un troisième billet pour Shangri-la, la liaison la plus chère de l’histoire ! ;D Mais on a de la chance, car les horaires concordent plutôt pas mal et on atteint notre but à 21h, après avoir serré les fesses sur une route vertigineuse sans rails de sécurité ! On a vraiment limité les dégâts. Là, on est accueillis par une stupa de plusieurs dizaines de mètres de haut, toute illuminée et bordée par d’immenses boulevards flambants neufs. Euhhhh, on est arrivés à Las Vegas finalement ? C’est pas du tout ce à quoi on s’attendait. Bon, on verra demain quand il fera jour.

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Pour l’heure, il faut trouver l’auberge. Premier bâtiment ressemblant, on tombe dans des bureaux, où ils nous indiquent que c’est plus loin. Deuxième bâtiment, le seul éclairé dans le quartier, c’est sûr, c’est ça ! On pénètre dans la cour et on rentre franco dans la maison. On se retrouve nez à nez avec un gars en chaussons en train de boire un café. Il sursaute en nous voyant débarquer. Merde ! On vient de rentrer chez des gens ! Heureusement que le chien était attaché ! On s’excuse et on ressort et un autre gars, super sympa, s’habille et prend le temps de nous emmener directement à la bonne adresse, à 500m de là. Ça évitera d’autres boulettes !

On est vraiment séduits par l’ambiance du cœur ancien (très touristique, certes) et le charme des maisons en bois sculptées. La ville ayant brûlé en 2014, les maisons ont été reconstruites à l’identique. Les femmes de la tribu Naxi égayent les rues avec leurs châles rose fuchsia.

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La nuit, la ville est mise en valeur par un jeu de sons et lumières enchanteur:

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La visite du monastère de Songzanlin, le plus grand monastère tibétain bouddhiste du Yunnan, clos en beauté notre séjour à Shangri-la :

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Nous devions y rester au moins 5 jours mais nous avons été rebutés par les prix des parcs. Si vous décidez de visiter la Chine, sachez qu’il vous faudra un portefeuille très bien garni! La moindre petite attraction, le moindre petit parc est payant, et le prix du billet est parfois exorbitant. Difficile de voir quoique ce soit sans mettre la main à la poche et ça fait très très mal au budget. 40€ pour voir une montagne ou un lac, sachant en plus que tu te fais trimbaler par une navette qui te dépote de points d’intérêt en point d’intérêt, et qu’ensuite, tu dois marcher sur les passerelles ou chemins bétonnés dédiés, non merci ! Ici, la liberté de déplacement est très limitée. Du coup, on aurait pu rester des mois et des mois à sillonner le pays, mais on a vite mis une croix sur la plupart de nos désirs.

Toutefois, nous ne voulons pas passer à côté des Gorges du Saut du Tigre. L’entrée n’est « que » de 8€ et ce site promet d’être surprenant. On renonce à la rando en balcon « Upper trail », qui surplombe les gorges, à cause de mes genoux. Mais finalement, sans regrets car c’est encore plus impressionnant d’être au plus près de l’eau. L’entrée sur le site est assez pénible. Il fait chaud, le chemin est hyper poussiéreux et on est obligés de longer l’interminable file de voitures qui bouchonne à l’entrée. Du coup, on est plus rapides à pied et on les gratte tous. Là, on s’aperçoit que l’échelle de la carte n’est pas bonne du tout et qu’on est pas rendus! Alors on se met à faire du stop. Un jeune couple adorable s’arrête au bout de 2 minutes et nous emmène au premier point de vue. Au fur et à mesure que l’on descend les escaliers qui mènent aux pontons, le vacarme devient de plus en plus assourdissant. Au passage, on est écoeurés par les touristes qui on recours à des porteurs pour ne pas se fatiguer à remonter les marches. Les pauvres plient sous le poids de la chaise en bois et de son passager et suent à grosses gouttes. On a de la peine pour eux. Quand on arrive en bas, le spectacle est grandiose. La rivière est déchaînée et on reste très longtemps à contempler cette masse rugissante. On est comme hypnotisés.

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Il est temps de remonter sur la route principale pour continuer d’avancer dans la gorge. Sur le parking, on cherche une voiture, en vain. Il y a encore 15km de gorge à explorer mais tous les Chinois font demi-tour. Ils ont vu « the » place, ça leur suffit. Nous, ça nous dépasse! Alors on repart à pieds… il n’ y a plus un chat, les décors sont plus sauvages, la route beaucoup plus craignos aussi à cause des nombreuses chutes de pierres.

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On est trempés, assoiffés et avec nos énormes sacs, on avance pas. L’auberge est encore loin alors dès qu’un gros 4×4 pointe son nez, je lève mon pouce avec un grand sourire. Et il s’arrête! Le monsieur, qui conduit pieds nus, ne parle pas bien anglais mais il nous offre deux bouteilles d’eau fraîches qu’il nous sort de son frigo intégré dans son accoudoir. Trop sympa, on revit! Il nous dépose dans un hameau, non loin de notre destination. Dire qu’on avait entendu que le stop était impossible en Chine, nous, ça nous aura plutôt réussi ce jour-là!

Sur la façade d’un petit boui-boui, on est attirés par un panneau qui dit que l’on peut descendre au bord de l’eau moyennant quelques € pour l’entretien du site. Tentant… On leur laisse nos sac-à-dos et c’est parti pour une descente vertigineuse à flanc de falaise. En effet, sans l’intervention de l’homme (marches, échelles, câbles de sécurité), pas moyen d’accéder au fond du canyon. C’est abrupt et je pense très fort à la remontée qui risque d’être sympa sous ce cagnard! On atteint le fond et là, surprise, il faut repayer pour emprunter le pont de singe qui mène sur le rocher au milieu de l’eau. Comme ils sont malins! Et bah tant pis, on aura un point de vue moins spectaculaire mais gratos.

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La montée m’achève littéralement et mes genoux se sont réveillés, merde! Heureusement, c’est un petit coin de paradis qui nous attend là-haut, au milieu des rizières et des nuages. On a réservé par hasard une petite guesthouse avec potager bio, chambres en bois sur pilotis avec vue imprenable sur les gorges et petite mamie souriante avec qui j’ai pu échanger mes quelques mots de chinois et qui m’a comprise…c’est bien la première fois! ;D Bref, on voudrait ne jamais redescendre à la civilisation…

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On redescend de nos montagnes vers Lijiang, en bus de jour cette fois, et on s’attend à observer de magnifiques paysages par la vitre. Là encore, on est un peu déçus. Par la fenêtre, défilent les tours et les tunnels en construction. A chaque nouvelle vallée, de monstrueuses piles en béton attendent qu’on vienne y poser un pont. Même les flancs des montagnes sont rabotés et équipés de treillis en béton anti-éboulis. Bref, difficile d’avoir une vue sans verrue. Les paysages sont surexploités. Sans parler des rivières où se succèdent barrages hydroélectriques, carrières et autres industries fumantes. Au fur et à mesure de nos tribulations à travers le pays, difficile de rester optimiste sur l’avenir de la planète !

Nous arrivons à Lijiang, la petite Venise du Yunnan. Les ruelles pavées et tortueuses sont bordées de canaux et parsemées de petits ponts en pierre, absolument charmant! Mais là encore, on doit se lever à l’aube si l’on veut en profiter un peu avant que des hordes de Chinois surexcités et bruyants n’envahissent le périmètre. Et c’est ce que l’on a fait…

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Nous renonçons également à faire halte à Dali, pourtant plébiscitée par tous les guides, car tous les abords du lac sont construits et on est pas sûrs d’aimer…on a plutôt hâte de retrouver Marion et Coco à Xingping, où elles terminent leur bénévolat dans une ferme bio, perdue dans un écrin de verdure.

Nous prenons donc un énième train-couchettes pour Guilin. Ce sera la dernière étape de notre circuit avant de remonter à Pékin. En effet, nous avons finalement décidé de renoncer aux Montagnes Jaunes, trop cher, et surtout, je crois que nous sommes fatigués de ce pays. Il nous reste 15 jours de visa mais tant pis.

En débarquant à Xingping, une chaleur moite nous assaille. L’humidité est telle que, même si tu ne fais rien, tu as l’impression de sortir de la douche! On est super heureux de retrouver les filles à la terrasse d’un café. Elles nous ont réservé une chambre avec vue sur les pains de sucre et à deux pas du port. On passe des heures à se raconter nos aventures (ou mésaventures, pour elles) en Mongolie.

Au programme: visite du village et rando dans les pains de sucre alentours…

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Village de Xinping – Qu’est-ce qu’on s’éclate avec une peau de pamplemousse!
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On fête les retrouvailles autour d’un bon repas
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Petit délire sur les bamboo-boats, au petit village de pêcheurs
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Ici, les échafaudages sont en bambou!
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Plantation de pamplemousses chinois
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La ferme bio des filles vu du toit…un havre de paix
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Le petit village de l’autre côté de la rivière

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Le point de vue panoramique sur la région, bien mérité après une montée sous la chaleur tropicale

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Trois jours plus tard, les filles terminent leur contrat à la ferme et nous quittons Xingping pour Yangshuo.

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La clique au fond du bus (où ça secoue encore plus!)

Là, on se rend compte qu’on a réservé deux auberges différentes mais qui portent le même nom! On doit donc parcourir 5km tous les jours pour se retrouver. Le premier, on loue un tandem, comme ça, je n’ai pas besoin de pédaler et mes genoux me disent merci! ;D

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Le riz vient d’être coupé
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On passe l’après-midi à faire les foufous avec ce vieux tandem dézingué!

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Faut pas se laisser abattre…et on apprécie beaucoup la Tsingtao!
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Petite marchande dans les rues de Yangshuo

Le jour suivant, on loue des scooters électriques pour remonter la Yulong river.

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Le petit port de bamboo boats de Jinlong Bridge

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Au milieu des rizières

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Pour notre anniversaire, les filles nous ont offert un cours de cuisine ! On passe donc notre dernière journée ensemble, penchés au-dessus d’un wok, à obéir aux instructions de notre cuisinière en chef. On s’en sort pas mal, même avec le couteau monstrueux qu’ils utilisent tous ici. Au menu: poisson à la bière (spécialité de Yangshuo), aubergines frites, poulet aux cacahuètes et bouchées vapeur. Le meilleur moment, bien entendu, c’est la dégustation! Un moment vraiment fun et convivial!

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De nouveau, le moment est venu de se séparer. Les filles s’envolent pour le Viêt-Nam tandis que nous remontons sur Pékin en train.

Que l’on prenne le train, le métro ou le car, partout, on est hyper contrôlés. Rayons X, fouille au corps, double, triple, voire quadruple contrôle des passeports ! Ça frise la paranoïa…il nous est même arrivés plusieurs fois d’être contrôlés pour quitter la gare…incroyable ! Le clou du spectacle, c’est quand à la gare de Lijiang, on s’est fait confisquer notre anti-moustique car ça risquait d’exploser (enfin c’est ce que la fille de la sécurité nous a mimé). On voit pas trop comment vu que ce n’est même pas un aérosol… et puis c’est pas comme si on avait pris déjà 5 autres trains avec…les règles sont très disparates d’une ville à l’autre et ça dépend aussi beaucoup de l’humeur de l’employé, visiblement. Bref, à chaque fois, on essaie de rester calme, mais c’est dur !

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La gare bondée de Xi’an
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Contrôle des bagages aux rayons X à la gare

Dans le métro, idem, il y a tellement d’agents de sécurité qu’on compte presque plus d’employés que d’usagers. Sans parler du gars qui t’aide si tu as un problème avec l’automate, le gars qui se tient devant le métro et qui t’indique les portes (comme si tu savais pas où aller…) et les balayeurs, environ un tous les 5 mètres…et qui n’ont pas grand-chose à balayer. Il est vrai qu’il faut occuper toute cette population, même si ce sont des petits boulots précaires dont franchement, parfois, on ne voit pas trop l’utilité. La plupart sont assis seuls ou en groupes, à discuter. Ils ont vraiment l’air de s’ennuyer…

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Dans le métro de Pékin, où tout le monde a le nez dans son téléphone.

Au niveau des rencontres, il faut savoir que le contact avec les gens est très compliqué. Ah ça, ils peuvent passer de looooooooongues minutes à te fixer ou à te prendre en photo mais dès que tu t’approches d’eux ou que tu essaies tes 3 mots de mandarin et que tu enchaînes en anglais, ils deviennent tous blancs, se mettent à balbutier et prennent leurs jambes à leurs cous s’ils le peuvent. On a jamais autant galéré qu’ici pour obtenir une info fiable. Très souvent, ils sont bloqués, ils te font signe que non avec leur air peu aimable, et puis ça s’arrête là. Oui mais encore ? Difficile d’obtenir de l’aide et quand ils ne savent pas, ils préfèrent souvent te répondre n’importe quoi plutôt que de perdre la face, un supplice pour eux. Bien évidemment, (et heureusement!) il existe bon nombre d’exceptions et nous avons rencontré des gens adorables et ouverts. Du coup, on se souvient bien d’eux car ils nous ont remontés le moral plus d’une fois !

La première semaine d’octobre, ce sont les vacances nationales. On se retrouve en plein milieu de la tourmente ! ;D Les prix explosent, les rues grouillent de monde, bon ça, ça change pas trop, mais c’est encore pire ! Les trains sont saturés, on se retrouve encerclés par des tonnes de valises, de paquets cadeaux et de Chinois qui se poussent sans ménagement.

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Quand tu es dans un train ultra bondé, que personne ne descend et que tu vois ça par la fenêtre…

Oui, outre le fait qu’ils crachent sans arrêt et partout (même dans les transports en commun, ce qui nous dégoûte au plus haut point), qu’ils rotent et se curent le nez ouvertement, il faut savoir que les Chinois ne sont ni très patients, ni très discrets ! Le pire, ce sont les transports en commun. Après t’être fait bousculer et marcher sur les pieds pendant que tu t’installais, tu penses que tu vas te reposer… AH. AH. Eh bah non ! Ou alors, il faut que tu sois assez crevé pour ne pas entendre le gars qui se racle les glaires de la gorge et crache toute la nuit, la mama qui braille dans son téléphone portable à 3h du matin, le gars qui regarde un film d’action à plein volume sans écouteurs, le gars qui mastique bruyamment ses nouilles et également, ne pas sentir la fumée de cigarette que le voyageur d’à côté te souffle en plein nez, comme si c’était normal, surtout dans un wagon non fumeur. Et, non, je n’exagère pas, c’est bien ce qu’on a vécu à chaque voyage ! Bon, là encore, ça fait partie du folklore ! Mais sérieux, ça fait un sacré contraste quand tu n’y es pas habitué ! ;D

La dernière semaine que nous avons passé à Pékin pour faire réviser nos vélos, les emballer et organiser la suite au Népal, coïncidait avec le congrès du Parti Communiste. Alors là, ce n’est pas un policier tous les 10m mais tous les 5m. Des quartiers entiers sont bouclés, on a été fouillés dans le train après avoir passé 2 rayons X et 2 fouilles au corps. Les gens font la gueule encore plus que d’habitude et les écrans géants retransmettent les discours des politiques. En gros: encore moins de liberté, encore plus de contrôle d’Internet, encore plus de croissance au détriment de l’écologie… ça fait froid dans le dos. A ce moment là, on voulait juste s’envoler vers de nouveaux horizons et quitter cette dictature.

En arrivant au Népal, nous avons appris que l’actuel président avait été réélu (le vote se fait à main levée). Aucun vote contre! Tu m’étonnes, les mecs doivent avoir trop peur des représailles…

Bon, vous l’aurez compris, notre bilan de la Chine est plutôt mitigé: d’un côté, de magnifiques paysages et villages (quoique enlaidis par le développement touristique extrêmement rapide du pays) et une culture ancestrale encore bien ancrée qui permet un dépaysement total, mais de l’autre, un bétonnage extrême, un air extrêmement pollué, des prix exorbitants, une population globalement fermée et peu enclin à partager, très malpolie et égoïste, ainsi qu’un sentiment d’oppression assez palpable.

Rien à voir avec la Chine que j’avais connue il y a 10 ans, lors de mon stage de fin d’études de 6 mois. Mais j’étais plus jeune à l’époque, et peut-être aussi beaucoup plus tolérante, crédule et indulgente, bref, moins critique!

Toutefois, nous ne regrettons pas d’être venus, car nous avons vécu des instants magiques et visité des endroits splendides, dont beaucoup classés au patrimoine mondial de l’Unesco, et de toute façon, rien de tel que de se forger sa propre opinion!

Les petits détails du quotidien qui nous ont amusés, agacés ou carrément choqués :

– le chauffeur du bus qui nous plante moteur tournant en plein milieu d’un boulevard pour aller pisser

– la cliente du supermarché hyper pressée qui se coupe elle-même sa viande car l’employée de la boucherie est déjà occupée avec une autre commande. Je m’imagine bien à la boucherie de Super U : « Bonjour, oh, ne vous embêtez pas, continuez de ficeler votre rôti, je vais me découper moi-même mes steaks ! »

– cette même cliente qui n’a rien pour s’essuyer les mains et qui s’étale le gras de la viande sur les avant-bras en guise de crème hydratante

– les restaurateurs qui débitent un yack en plein milieu de la salle, mettent les boyaux à sécher et accrochent la tête sur la vitrine

– les wc sans portes où tout le monde fait ses besoins dans une rigole commune

– le passage piéton qui se termine dans une barrière !

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– les lits en bois sans matelas à Shangri-la

– le camion poubelle qui émet une musique bien forte, style Dysneyland. A son approche, tout le monde se rue vers lui avec ses propres poubelles, à vider soi-même.

– les gens qui prennent le train avec des tabourets, des bassines, des couettes, des mini-fours…et j’en passe !

– les femmes avec leurs ombrelles, leurs gants blancs et leurs magnifiques visières anti-soleil, pour ne surtout pas bronzer !

-les fautes d’anglais partout! Le gars qui a fumé avant d’écrire son texte ou les passagers dans le besoin nous ont bien fait marrer!

– ils se précipitent et se battent presque pour monter dans le bus alors qu’il est vide !

– il y a une boutique de téléphones tous les 50m, voire des rues entières spécialement dédiées.

– quand ils se crient dessus mais qu’au final, ils se mettent à rigoler (ah non en fait ils étaient pas en train de s’engueuler!)

– les employés du train qui te font une démo (en braillant, comme d’habitude) de la super dernière brosse à dent incassable ou du super rasoir électrique 10 en 1 à vendre à un prix exorbitant aux pauvres touristes crédules ; et qui te les met sous le nez parce qu’avec ta tête de blanc, tu as forcément un porte-feuille d’Américain. Et merde, maintenant c’est au tour des chaussettes super chaudes, en direct live. Elle nous fatigue…

– quand tu sors de ta guesthouse en pleine ville et que tu tombes sur deux cochons noirs sur le trottoir.

– quand les hommes remontent leur t-shirt au-dessus du ventre et se tâtent le gras du bide en public…so glamour !

– le présentoir de boissons chaudes dans les supérettes… prêt à déguster!

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– petit conseil : trimballez-vous toujours avec votre rouleau de papier toilettes, il n’y en a jamais nulle part.

– la pomme de douche au-dessus des toilettes à la turque : t’as intérêt à faire gaffe où tu mets les pieds !

– au restaurant, on te sert de l’eau bouillante, juste comme ça tout seul, ça aide à digérer…

– la serveuse qui te tend le menu et qui poireaute à côté de toi pour prendre la commande alors que tu ne l’a même pas encore ouvert !!…la pression !

– la serveuse qui te tend le menu et qui te laisse le bloc avec le crayon pour marquer toi-même ce que tu as choisi. Bon, on aura essayé…

– 6 jours de soleil et de ciel bleu sur les 40 jours de voyage… la faute au fog (comprenez : nuages de pollution). D’ailleurs, il existe une météo de la qualité de l’air tellement celui-ci est irrespirable. La grande gagnante : Chengdu, ville la plus polluée du pays.

– dans le bus, on trouve : un chauffeur, un policier, et une dame qui crie les arrêts et contrôle que tu paies bien ton ticket dans une petit urne. (ils ne rendent pas la monnaie, le premier jour, on a mis un gros billet, et bah tant pis pour nous ! ;D)

– les affiches de propagande pour le gouvernement aux arrêts de bus

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Affiches de propagande aux arrêts de bus

Nous postons cet article de Kathmandu, où l’air n’est pas vraiment plus pur et le trafic incroyablement dense, mais nous partons dans quelques jours dans les Annapurnas, réaliser le trek de nos rêves. Ce sera le sujet de notre prochain post!

A bientôt,

Alex & Flo

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