De retour à la capitale, nous partageons notre dortoir avec Tom et Matthieu. Ça tombe bien, ils prévoient aussi de visiter le désert de Gobi. Après deux jours de cohabitation, le courant passe bien et on décide de partir ensemble pour diviser les frais. Dans la première guesthouse que nous avions contactée, Vast Mongolia Tour, nous retrouvons Michael, qui lui aussi attend depuis quelques jours de rejoindre un groupe. Nous serons donc cinq au total, parfait ! La solution la plus économique consiste à louer un van avec chauffeur. Le forfait journalier est ensuite divisé par le nombre de passager. Urnaa, l’adorable propriétaire, nous a concocté un parcours d’une semaine aux petits oignons.

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Urnaa, sa petite fille, et son mari, une famille au top! Si vous souhaitez effectuer le même tour, on vous les recommande chaudement! (http://www.vastmongoliatour.com/)

Pour le reste, nos tentes et 10 kg de nouilles déshydratées feront l’affaire. Nous embarquons également 50 L d’eau, ce qui ne suffira pas.

Ça, c’est notre van, un authentique UAZ russe qui a déjà bien vécu. Bien entendu, pas de ceintures, pas de compteur de vitesse (il y a un gros trou à la place) et des fenêtres qui ne tiennent plus que par une vis et qui menacent de tomber à chaque bosse…mais un charme fou !

Lui, c’est Ulaanaa, notre chauffeur. Il ne parle pas si mal anglais… et apparemment, il masse bien aussi, selon Alex !

Et là, la Team de choc : de gauche à droite : Tom (londonien), Matthieu (franco-américain), Michael (finlandais), Alex et moi :

Nous quittons UB sous la pluie, c’est un peu triste, surtout que les faubourgs de la ville sont vraiment déprimants. Mais on atteint rapidement le parc national de Terelj, où l’on goûte pour la première fois aux joies de la piste en van. Enfin, nous savons ce que c’est que d’être à l’intérieur d’une machine à laver en position essorage ! ;D

On peut y admirer ce rocher en forme d’animal. Le reconnaissez-vous ?

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On n’est que début septembre mais déjà, les couleurs de l’automne sont bien présentes.

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Deuxième stop à la plus grande statue de cheval au monde (un monstre en acier de 40 m de haut), celle de Chinggis Khaan, érigée à l’endroit où fut retrouvée sa cravache en or.

Alex en profite pour s’initier au dressage d’aigles. Apparemment, ça fait mal au bras vu le poids du bestiau. Une belle paire d’ailes, en tous cas ! ;D

Bon, c’est pas qu’on aime pas les statues, mais on a hâte de découvrir les merveilles naturelles du Gobi. On ne va pas être déçus…

Le premier bivouac est établi au milieu des amas de granit, dans le parc de Baga Gazariin Chuluu et après ces longues heures de route, on est heureux de pouvoir se dégourdir les jambes et escalader tout ce qui se présente ! La vallée est sublime, d’autant plus que le soleil est revenu. Il ne nous quittera plus jusqu’à la fin du parcours.

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Alors que l’on renverse de l’eau du jerrican, on se fait rappeler à l’ordre par le chauffeur : « Here is Gobi, water is gold ! ». On fera très attention à l’eau, après ça… D’ailleurs, nous enregistrons un nouveau record : 7 jours sans se laver !

Le lendemain matin, on reste dans le coin pour visiter les ruines d’un temple bouddhiste, nichées dans une petite oasis entre deux falaises de granit, et profiter de la vue panoramique sur le site. Mis à part un moine venu prier, nous sommes seuls. Encore une fois, le silence est total et les grands espaces sauvages s’étendent à perte de vue.

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La grotte où se cachaient les moines pendant les massacres de 1939 :

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Sur le chemin, Ulaanaa fait une pause chez des amis.

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On est invités à le rejoindre dans la yourte et aussi sec, la femme nous sert des tasses remplies d’un liquide blanchâtre et froid. Je renifle la tasse…et merde ! De l’airag ! Avec Alex, on se regarde et on est morts de rire intérieurement. Les gars n’ont pas encore découvert cette merveille de la gastronomie mongole et rien qu’à voir leur tête après la première gorgée, on comprend que, comme nous, ils sont subjugués ! ;D Tom en a même des hauts le cœur. C’est Matthieu qui supportera le mieux et qui finira sa tasse en premier, puis celle de Tom. Nous, on boit très lentement pour ne surtout pas être resservis. Heureusement, il y a des biscuits pour faire couler !

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Alors que je farfouine du côté des bidons pour essayer de comprendre comment on peut fabriquer un truc pareil, à ma grande surprise, la femme se met à m’expliquer le processus en anglais. Incroyable, une nomade qui parle la langue de Shakespeare ! En fait, il s’agit du lait de la journée qui est battu le soir, mille fois, et à la main évidemment. Le lendemain matin, ça donne de l’airag. Vu le goût, on pensait que ce lait avait au moins une semaine ! Mais non…seulement 24h.

On se remet en route et on essaie, je dis bien, on essaie, de trouver la yourte du frère d’Urnaa, chez qui nous sommes censés partager une journée de travail. Comme le veut la tradition, c’est le plus jeune des garçons qui se doit de reprendre le cheptel familial lorsque le père disparaît. On visite la steppe dans tous les sens, parfois, on fait même demi-tour. Au bout d’un moment, même s’il n’ose pas le dire, on voit bien que notre chauffeur est perdu. Du coup, on doit s’arrêter à chaque campement pour demander notre direction. En même temps, trouver une yourte bien spécifique dans ces plaines désertiques, bon courage ! Le plus drôle, c’est que le premier nomade nous indique 50 km, le second, 70 km, et le troisième, 10 km ! La notion de distance est donc très relative dans le désert… en fait, personne ne sait vraiment.

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Quitte à être perdus, autant ne pas se laisser mourir de faim. Petit pique-nique au bout du monde…

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À l’avant-dernière yourte, le chauffeur se gare tout près des morceaux de chèvre débités qui gisent à l’ombre de la yourte, tandis que les peaux et les boyaux sèchent tranquillement non loin de ma fenêtre. Je vais vomir…

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Enfin, alléluia, la dernière yourte est la bonne ! Il s’agit d’un membre de la même famille. Il enfourche sa moto et nous met sur la bonne voie. On arrivera vers 17h…finalement, ce sera juste une soirée ! Mais quelle soirée ! En plus, c’est jour de fête car il ont dressé une nouvelle yourte. C’est sûrement ça qu’on aurait du faire si on était arrivés plus tôt…dommage !

On descend du van, les fesses en compote, et on salue cette famille qui a l’air bien sympathique, ma foi. Et devinez ce qu’on fait en premier ? On boit de l’airag, bien sûr ! Zut, on est passé de la petite tasse au grand bol. Tom devient tout blanc. Que c’est dur ! Ça fait beaucoup dans la même journée…on fait passer avec des biscuits secs et du fromage de chèvre de leur production. Celui qui est le plus frais passe encore mais alors celui qui est marron…waouhhh…celui là il te laisse des séquelles dans la bouche pendant quelques heures ! Alors là on est très très très loin du Chavroux !

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Au bout d’un moment, après avoir observé l’intérieur de la yourte, on se regarde tous, pris de panique, en apercevant deux têtes de chèvres entières patientant gentiment dans un chaudron. On va quand-même pas manger ça ce soir ? Surprise ! Il est temps d’aller prendre l’air avant que nos estomacs ne se retournent.

Le stock de crottin séché qui assure à la famille le chauffage et la cuisson tout l’hiver. Naturel et super efficace…

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Dehors, les hommes sont en train d’attacher les chèvres en rang et tête-bêche pour la traite. C’est rapide et on admire leur organisation bien rodée.

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Une fois que c’est fait, c’est au tour des filles d’intervenir. Les hommes en ont terminé avec leur journée. On apprend que le frère d’Urnaa est champion de lutte. Les gars sautent sur l’occasion pour l’affronter, chacun leur tour. Ils ne font vraiment pas le poids face à cet adversaire redoutable ! Va falloir forcer encore un peu sur les épinards, les gars !

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Pendant qu’ils se font mettre à terre les uns après les autres, les filles me proposent de les aider. Avec grand plaisir, mais je pense plutôt être un boulet. Ouh la ! Grand moment…après quelques tentatives, le geste commence à venir et j’ai même droit à mon propre seau (rose ;D). Alors que j’ai trait seulement deux chèvres et que je sors péniblement trois litres de lait, les filles ont eu le temps d’en faire vingt et de remplir plusieurs bidons! La troisième chèvre n’a pas du tout envie de se laisser faire et balance un grand coup de sabot dans mon seau qui se renverse. Je suis dégoûtée car je perds la moitié de mon butin. Tout de suite, la mamie arrive, trempe sont doigt dans le lait répandu au sol et me le colle sur le front ! Super, justement, j’en avais déjà partout, sauf sur le visage ! Je vais encore sentir bon… ;D Les dernières chèvres sont carrément rebelles et la mamie me demande de leur tenir la queue le plus haut possible afin qu’elles ne puissent pas s’asseoir. J’attrape une bonne suée car elles sont beaucoup plus costaud que moi ! On libère les bêtes et on filtre le lait à travers deux foulards. Ah oui, je me disais bien qu’on allait pas laisser tous ces poils dedans ! ;D

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Il est temps de préparer le dîner. La femme m’explique que ce sera du bœuf…gros soulagement ! Nous allons préparer un plat typiquement mongol : le Bantan. La mamie sort d’un sac plastique des espèces de champignons séchés. Les morceaux sont tous légers et ont une couleur bizarre. Quand elle se met à les frapper avec un marteau pour obtenir des filaments et attendrir les cartilages, je comprend qu’en fait, il s’agit du bœuf. Quoi, ça, c’est de la viande ? Les gars sont en train de papoter dehors, ouf, ils n’ont pas vu la préparation !

Le soir, nous dormirons dans la nouvelle yourte, à même le sol, après avoir englouti le fameux Bantan mongol, accompagné de thé au beurre salé. Ça a la consistance du porridge et on va dire qu’après ça, tu n’as plus faim mais honnêtement, c’était très bon. Et pourtant, on partait de loin !

On assiste à un coucher de soleil digne de ce nom:

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Mais avant de rejoindre nos duvets, nous sommes tous les cinq priés de rejoindre la famille dans l’autre tente. On se dit qu’il est temps de boire un peu de vodka. Si seulement ! À la place, ils nous proposent un jeu où le perdant doit boire…de l’airag ! Pitié, non ! On se moque de Tom qui est au bout de sa vie. Le jeu ressemble à pierre/feuille/ciseaux, sauf qu’on utilise les doigts. Le pouce est plus fort que l’index, l’index est plus fort que le majeur, le majeur est plus fort que l’annulaire et ainsi de suite. Le clan des « touristes » affronte le clan des Nomades. Franchement, même si on perd beaucoup et qu’on boit aussi beaucoup (on finit presque par s’habituer), on s’éclate ! La mamie triche comme pas possible et le frère est tellement à fond qu’il pousse des cris quand c’est son tour. On rigole bien ! À 22h, après des dizaines de bols avalés, c’est l’overdose et on file se coucher. J’ai l’estomac qui brûle.

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Au petit-déjeuner, on décline poliment l’airag. On préfère le thé au beurre et les biscuits. On essaye de grignoter quelques morceaux de fromage pour leur faire plaisir. On a vraiment été accueillis comme des rois et ils nous ont offert énormément, c’est la moindre des choses. Alex et Mathieu, eux ne font pas semblant. Ils se régalent et font honneur aux assiettes. De vrais gloutons !

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Nous remercions chaleureusement la petite famille et prenons la direction des « White stupas » de Tsagaan Suvarga, d’anciens fonds marins qui ont laissé place à des falaises colorées. On ne sait pas trop à quoi s’attendre mais en atteignant le site, on en prend plein les yeux :

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Il est temps maintenant de rejoindre Yoliin Am, un canyon étroit et sinueux, réputé pour le fait que la glace au fond de celui-ci ne fond jamais. Enfin ça, c’était avant. Car c’est bel et bien une rivière que l’on a devant les yeux ! Alors, Monsieur Trump, vous niez toujours le réchauffement climatique ? ;D

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Nous attendons tous la journée qui suit avec beaucoup d’impatience. Nous allons pouvoir admirer et surtout gravir les magnifiques dunes chantantes de Khongor. Elles s’étendent sur 180 km de long et peuvent atteindre 300 m de haut. On est super excités. C’est ce même jour qu’ont choisi Alex et Mathieu pour être malades. Avec un effet rétroactif de 24h, il payent cher leur abus de produits laitiers locaux !

À mesure que l’on approche, on voit grossir ce gros tas de sable et on s’arrête enfin au pied. On ne peut s’empêcher de commencer à monter avant de rejoindre nos chameaux pour la balade. La vache, que c’est dur de grimper sur une dune, surtout que certaines parties sont très raides. Mais c’est aussi un grand bonheur de marcher pieds-nus dans le sable chaud et d’admirer la vallée en contrebas. Le graal, c’est le sommet et la vue de l’autre côté mais ça, on se le réserve pour le soir, au coucher du soleil.

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On redescend à mi-chemin et on rejoint la famille de nomades qui nous ont préparé des chameaux. Le moment où ils se mettent debout, ça tangue un maximum ! Vers l’avant, puis vers l’arrière, c’est excellent ! Et que c’est haut ! Bien calés entre les deux bosses, on forme une belle caravane. Et c’est parti pour une heure de balade au pas! On s’amuse à leur donner des p’tits noms et on rigole bien car ils nous éternuent (ou ils nous crachent, on sait pas trop) sur les jambes et vu leur haleine… le mien est en tête et ne peut pas s’empêcher de brouter quelques buissons au passage, ce qui fait piler tous les autres derrière. Un chameau gourmand ? On est donc faits l’un pour l’autre ! ;D

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Le soleil commence à décliner. Vite ! On doit être en haut de la dune vers 19h30 au plus tard. On progresse très lentement et on sue à grosses gouttes mais l’arrivée sur la crête en vaut vraiment la peine. Le spectacle se passe de mots, j’arrête donc de blablater et vous laisse profiter de la vue :

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Même une fois le soleil couché, on a du mal à décoller. On ne peut se résigner à quitter un endroit aussi magique. Mais si on ne veut pas geler sur place, il faut bien redescendre…sur les fesses, ou en courant ! Dans ce sens là, ce n’est que du bonheur ! Alors que tous les autres « touristes » rejoignent leurs camps respectifs pour la nuit, on savoure notre liberté de pouvoir camper et petit-déjeuner au pied de ces colosses de sable.

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Comme nous roulons les fenêtres ouvertes, on avale un max de poussière dans la journée et nos sacs ressemblent à ça:

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Aujourd’hui, c’est Bayanzag, appelé aussi « Falaises de Feu ». C’est ici qu’en 1922, l’explorateur américain Roy Chapmen Andrews et son équipe découvrirent les premiers œufs et de nombreux squelettes fossilisés de dinosaures ayant vécu là il y a 70 à 80 millions d’années.

Pour y arriver, ça se complique. En pleine descente, notre chauffeur s’arrête tout d’un coup. « flat tire ! » Ah bon ? On a crevé ? Très étonnant étant donné qu’il n’y a pas beaucoup de pierres ! Je plaisante… Forcément, c’est le pneu au-dessus duquel je suis assise et Alex ne peut pas s’empêcher de faire la blague. Y aurait-il corrélation ? Bref, tout le monde descend et 2 minutes plus tard, deux vans identiques au nôtre s’arrêtent et les copains de notre chauffeur l’aident à changer la roue. En 5 minutes top chrono, c’est torché !

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Ça fait à peine 20 minutes qu’on est repartis qu’Ulaanaa quitte brusquement la piste et s’échoue 200 m plus loin au milieu de nulle part. On se demande ce qu’on fait là et il nous dit « kaputt ! ». Ok, mais qu’est-ce qui est kaputt ? « No brakes ! » Ah merde ! Les freins ont lâché? Ah oui, c’est embêtant. C’est pour ça que, dans les derniers virages, on coupait tout droit et qu’on a pris les dernières bosses à fond si bien que nos têtes ont touché le plafond ? Tout s’explique… En même temps, à la vitesse où on roule, il fallait bien que quelque chose lâche à un moment ou à un autre. Rien ne peut résister à des secousses pareilles !

Heureusement, ses deux copains ne sont pas loin. Une fois de plus, ils s’arrêtent pour nous aider. Ça dure un peu plus longtemps cette fois, et on en profite pour faire connaissance avec les passagers des autres véhicules.

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Aucun risque de trouver un garage…

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Et comme ont dit jamais 2 sans 3, vu l’état désastreux de la piste, une des portes arrières s’entrouvre. Et là, on comprend l’utilité de cette petite pièce métallique qu’il est trèèèèès important de replacer après chaque fermeture des portes. Il y a du en avoir des bagages qui sont tombés du camion par le passé pour qu’ils installent ce petit accessoire qui sauvera nos sacs ce jour-là.

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Après un ultime arrêt dans le village du coin (le seul!) pour réparer la roue de secours et remplir nos bidons à une source (la seule aussi!)…

…nous atteignons (enfin !) les falaises de Bayanzag. En effet, c’est un beau rouge. La roche ocre, le ciel bleu et l’oasis au loin, c’est magnifique et propice à la contemplation:

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Nous terminons la journée dans une petite « forêt » de saxauls, l’arbre endémique du désert de Gobi. Toutefois, pas de feuilles mais des espèces de tiges vertes à la place.

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On voulait y camper mais notre chauffeur nous a vite refroidit : « trop de serpents ! ». OK, on va s’éloigner un peu, alors ! Encore un super spot digne d’un western. Un bel endroit pour initier Michael, Mathieu et Tom aux joies du 10.000 (jeu de dés). Ce soir est un grand soir car on s’ouvre une terrine de canard au poivre vert de la marque « Belle France » (trouvée à UB). Mon dieu que c’est bon ! ;D

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Après avoir retiré de notre tente les 2 cm de sable fin apporté par le vent à travers la moustiquaire, nous prenons la direction de la dernière attraction du voyage : le monastère d’Ongi. En fait, il s’agit seulement de ruines car lui aussi fut complètement détruit par les Communistes lors des purges de 1939. Plus de 200 moines furent tués. L’ensemble était composé de 28 temples, répartis de part et d’autre de la rivière Ongi. Fondé en 1660, il comptait quatre universités bouddhistes et pouvait accueillir jusqu’à 1000 moines.

L’endroit est superbe, même si on regrette de n’y voir que des tas de briques. Le site originel devait être grandiose :

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Petit Top 3 des fillettes les plus mignonnes du Gobi:

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Voilà, toutes les bonnes choses ont une fin. Il nous reste maintenant 11h de route (dont 4 heures de piste) pour rejoindre la capitale.

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À l’heure où je termine cet article, nous sommes à 4h d’Oulan-bator et l’ambiance est à la nostalgie. C’était trop court. Alex et moi avons eu un véritable coup de cœur pour ce pays. Demain, nous prenons le train pour Pékin, où de nouvelle aventures nous attendent…

Bayartai !!!

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