Flo et Alex poursuivent leur route vers l’est, alors que nous décidons de rester une nuit de plus à Timisoara pour assister au festival folklorique. Plusieurs pays sont représentés. Les sonorités slaves nous ont transporté toute la soirée à travers des danses, des chants et des instruments que l’on ne connaissait pas.

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Nous reprenons la route le lendemain. Les rencontres se succèdent et on s’aperçoit vite que le peuple roumain, même si il peut paraître froid au premier abord est extrêmement généreux. On s’arrête sur la bord de la route pour réparer une crevaison lente, un monsieur s’arrête pour nous proposer son aide. Quelques minutes plus tard, une dame sort de sa maison, secoue un arbre et rempli nos sacoches de pommes. Alors que nous sommes dans un fossé pour trouver un peu d’ombre, un monsieur sort de sa maison et nous invite à boire un verre pour nous éviter la chaleur écrasante de ce début d’après midi. Nous sommes conquises par ce pays que nous avons déjà visité mais qui a vélo nous surprend d’autant plus.

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Comme nous n’avons pas fait de réelle pause depuis maintenant quelques semaines, nous décidons de nous arrêter au lac Surduc.

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Cette journée fut juste étourdissante tellement les rencontres que l’on a faite sont nombreuses.. Faisant une pause devant l’épicerie du coin pour profiter d’un peu d’ombre nous sommes assaillies de questions.. que font deux femmes à vélo ici.. Ils sont tous intrigués par nos imposantes montures et se moquent de nous en nous regardant galérer pour faire rentrer dans nos sacoches la nourriture que l’on vient d’acheter. Finalement les gens vont et viennent et même si ils ne parlent pas anglais ou français prennent le temps avec des gestes de nous demander d’où l’on vient, quels sont nos plans, etc. Bien contentes de discuter, nous nous laissons faire au jeu des questions/réponses. Nous nous attardons un bon moment et prenons le temps de discuter avec Tony, qui parle bien anglais. Tony connaît très bien le lac et ses environs et insiste pour nous montrer « le meilleur spot ».. On le suit. On pédale à vive allure sur les routes qui longent le lac.. et arrivons au fameux spot ou bien sur, pour le week-end, un grand nombre de familles se sont données rendez-vous. Nous posons enfin notre tente.. Tony et son ami Marius bavarde avec nous et lâche finalement : ‘On revient ce soir avec de quoi manger et à boire..  à tout à l’heure’. Finalement ils reviendront avec 4 énormes paquets de croustilles, des bières, des sachets de pipas, des croissants fourrés et 4 litres d’eau.. auquel ils ne toucheront pas.. EH les gars..on est que 2 et on a pas de place dans nos sacoches.. On a rien pu payer bien sur, ils étaient trop heureux de participer à notre aventure.. Merci encore à vous les gars !!

Le lendemain matin on décampe, car finalement.. c’est trop fréquenté pour nous. On pensait se reposer mais c’est tout l’inverse. Nous nous arrêtons à Faget pour faire une halte. Évidemment en quelques minutes nous sommes au centre de l’attention.. Puis des gars arrivent vers nous et nous les reconnaissons immédiatement, nous avions discuté avec eux la veille à l’épicerie. Contents de nous retrouver, ils reviendront plus tard avec une tablette de chocolat pour chacune.. Mais qu’est ce qu’on a bien pu leur faire pour que les gens soient aussi généreux. On en revient pas.. et ce sera que le début dans notre aventure roumaine…

Comme nous avons été fainéantes les jours précédents, nous décidons de prendre un grand axe afin d’avancer plus vite. Mauvaise idée… Après dix kilomètres, nous sommes déjà soûlées et asphyxiées par les gaz d’échappement du flot de camions qui nous doublent. Ici lorsque ils te dépassent, ils klaxonnent gaiement pour te signaler leur présence. Ça part d’un bon sentiment certes, mais toi sur ton vélo tu sers les fesses à chaque coup de klaxon. Rajouter à cela les flics qui te disent de te pousser d’avantage à droite alors que tu colles déjà le bord de la route… Tu ne mets pas longtemps a trouver un plan B… Obligées de faire demi tour pour prendre les petites routes, on décide de prendre le train.

Trop de chance, il passe la où nous nous sommes arrêtées. On trouve rapidement la gare mais nous nous retrouvons devant un bâtiment délabré, avec des vitres cassées, sans horaires et surtout personne… On se dit qu’à la petite épicerie du coin, ils doivent savoir. L’homme nous répond « Il y a toujours quelqu’un en uniforme » . On se regarde septique, on retourne à la gare et on fait le tour. Aucune chance que quelqu’un s’y cache. On frappe quand même pour rigoler… Des bruits surviennent et une porte s’ouvre. On hallucine ! Bien sur, le gars ne parle pas anglais alors avec des signes on lui demande les horaires. Il nous pointe sur sa montre 18h. On lui fait confirmer au moins trois fois pour être sur. Il est 13h… Nous avons quelques heures à attendre. 17H45, on est déjà sur le quai de peur d’avoir mal compris. A 18h bien sur aucun train à l’horizon.. on attend 10 puis 20 minutes toujours rien.. On commence à se dire qu’on va finir par planter la tente au pied du quai.. En plus il n’y a pas un chat.. Va t-il arriver ce fichu train ? Ce ne sera qu’à 18h34 qu’il pointera son nez. La ponctualité on l’a compris, c’est pas leur truc.. La SNCF a trouvé son maître.. :p

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Les personnes du train et le contrôleur nous aident à monter nos vélos à bord car le quai est inexistant.. et la marche très haute. C’est bon, le train part… ouf . Le contrôleur se tourne alors vers nous et nous demande nos tickets.. on lui explique que la personne à la gare nous a dit d’acheter les billets dans le train.. Il répète « Tickets ».. Ok bon ça se complique.. Finalement il nous demande notre destination, s’assoit et commence à écrire, il griffonne ainsi une page A4 de calculs.. on hallucine.. 10 minutes plus tard, il nous tend finalement la page avec 2 tarifs, pour nous et pour nos vélos.. Son calcul est fait au kilomètre.. Bref, on a fait péter le budget de la journée 15€ par personne avec vélo pour 120kms. Presque un prix français.. Il nous demande si ça nous va.. « euh parce qu’on a le choix ??? ». Bref on accepte et là commence la longue, très longue préparation des billets.. il doit faire cela à la main.. pour nous et pour nos vélos.. Finalement après 30 minutes nous obtenons les précieux sésames.. ouf il était temps..

On pensait gagner du temps.. mais finalement le train mettra 3h pour réaliser la navette entre Margita et Sebes.. On arrive ainsi vers 21h15, le soleil commence a se coucher et nous ne savons pas où dormir.. On décide de chercher les parcs car ici, il est facile de poser sa tente. Le camping sauvage est autorisé et si on part tôt, ça ne pose pas de problème.. Le premier parc est trop passant, la pénombre commence à s’installer. On file plus au sud en nous écartant du centre ville. Nous arrivons finalement au second parc.. parallèle à la rue principale il est calme et à l’abri des regards grâce à une haie.. Il donne sur l’arrière des maisons et nous distinguons alors un jardin éclairé. On préfère toujours demander l’autorisation des locaux avant de s’installer. Nous nous approchons et demandons aux deux gars qui sont là, si il est possible de poser notre tente devant leur jardin. Aucun ne parle anglais, mais avec nos quelques mots de roumain ils comprennent. Chouette, ils sont ok et nous assurent que l’endroit est calme et sécurisé. Ouf on peut s’installer. Avec la nuit, nous sommes prêtes en 10minutes. A peine la lumière éteinte, des voix se rapprochent… et zut on est bonnes pour remballer.. On prend le temps de se rhabiller et on sort .. C’est finalement les 2 gars qui sont venus voir si tout allait bien.. ouf pas besoin de replier ! Pas facile de communiquer mais on comprend qu’ils nous invitent à boire un verre. Même si l’on est près du jardin de celui à qui est la maison, on ne peut pas laisser nos affaires sans surveillance. Aucun soucis, ils comprennent très vite, retourne dans la maison et reviennent 2 minutes plus tard avec de l’eau, du soda, des bières et une assiette de fromage… Il est 22h15, improbable.. On se retrouve tous les 4 assis dans l’herbe à discuter, rigoler et trinquer.. un moment unique. Une heure plus tard on est encore en train d’essayer d’échanger, pas facile avec les quelques mots d’anglais qu’ils connaissent mais finalement on se comprend plutôt bien. Le roumain ressemble beaucoup à l’italien et les mots transparents sont nombreux. Dumitru parle parfaitement l’espagnol car il y a passé plusieurs années, mais malheureusement ce n’est pas notre cas.. Andrei lui, nous explique qu’il travaille dans une ferme à 3 km d’ici. On pense avoir compris que le fromage que l’on est en train de manger est de sa propre fabrication. Curieuse comme on est, on en profite pour se faire inviter le lendemain dans cette fameuse ferme. Le rendez-vous est pris, Dumitru se propose même de passer nous prendre et de jouer les guides.

Arrivées à la ferme on a qu’un seul mot.. waooww ! C’est un superbe endroit.. incroyablement propre comparé aux alentours. Le bâtiment mi brique- mi bois nous emmène dans une autre dimension. On rencontre Anna, la maman d’Andrei qui s’occupe de mettre en bocaux des légumes. C’est une petite femme, cheveux grisonnant mais dont le regard gris acier vous transperce immédiatement. Andrei en profite pour nous montrer la pièce où il fabrique son fromage.. Au programme de la journée, rando pour observer la falaise qui surplombe la ferme, discussions animées et repas typique du coin..

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Il est déjà l’heure de partir.. on en a pas vraiment envie car on s’y sent bien mais Andrei et Dumitru eux doivent aller travailler. Bien sur on ne part pas les mains vides, Andrei nous a préparé un ‘paqueTte ‘ comme il dit… c’est un énorme morceau de fromage. Promis les gars quand on revient en Roumanie on repasse vous voir!!

La suite de la route est en balcon, elle longe les montagnes, c’est magnifique.

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Le seul point négatif ici.. les chiens ! Jusque là nous n’avons pas été trop embêté mais les kilomètres suivants sont un peu difficile. Les chiens errants sont plutôt peureux mais ceux domestiques sont une vrai plaie.. Dans chaque village, ils nous coursent en aboyant pour défendre leur territoire. Même si il ne sont pas vraiment agressifs, à chaque entrée de chemin, chaque portail ouvert, on serre les fesses. On en a croisé d’autres plus agressifs sur des chemins isolés qui nous ont moins fait rire. Bref.. un soir alors que nous avions prévu notre point de chute, les épisodes canins nous arrêtent plus tôt que prévu.. On décide de s’arrêter manger un morceau dans un hôtel restaurant sur le bord de la route pour nous remettre de nos émotions. Ce soir on est un peu fatiguées, et les petites routes que nous avons prévues nous promettent encore de grands moments avec les chiens.. A l’arrière de l’hôtel il y a un carré de pelouse tondu, bien plat.. on se tape le culot de demander si l’on peut planter notre tente. A peine a t-on le temps d’expliquer que nous avons une tente, qu’ils nous montrent déjà le fameux carré de pelouse ! Camping gratuit pour cette nuit.. on en revient pas.. Rien à voir avec chez nous.. Un client de l’hôtel vient même nous taper la causette et nous paye un verre ! Que demander de plus.

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Nous passons quelques heures à Sibiu. C’est un ville typique de Roumanie, ses maisons de toutes les couleurs, ses églises orthodoxes, ses marchés traditionnels etc.

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Nous poursuivons vers le nord et choisissons la route des montagnes qui nous emmènera jusqu’à Sighisoara.

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Alors que la fin de journée approche, Coco repère une ferme un peu en retrait. On se dit qu’ils doivent bien avoir un petit bout de terrain et l’endroit en magnifique. On s’engage dans le chemin et on aperçoit un homme qui sort de sa maison. On lui demande si on peut dormir là. La barrière de la langue franchie, il nous ouvre le champ des chevaux et nous indique un endroit plat.. Un grand sourire sur le visage, sûrement car il doit se demander ce que l’on fait là avec nos vélos hypers chargés.., il nous indique même un point d’eau. Il est encore tôt, on prend le temps de s’installer et surtout de se laver !! un « vrai » bain avec de l’eau de la montagne bien fraîche. Rien de mieux pour détendre nos muscles. L’après midi touche à sa fin, assises dans l’herbe nous observons les montagnes enneigées au loin, les collines verdoyantes, les paysans dans leurs champs. Un groupe de 80 ou 90 cigognes vient même nous saluer en tournoyant au dessus de nos têtes.. un de ces moments magiques.

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Pour la nuit suivante on retente la chose.. on demande à une maison au bord duquel s’étendent de grands champs si l’on peut poser la tente. Un peu réticent le gars nous dit « ok ».. Il n’est pas vraiment causant et un peu froid mais l’endroit est superbe. On s’installe sous les aboiements de ses chiens (5 ou 6, ici c’est la moyenne..) mais qui sont plutôt loin car nous avons installé notre tente à l’écart histoire de ne pas les envahir. On se rend rapidement compte qu’ils sont plutôt hargneux dès qu’un intrus approche. Même le berger et ses moutons se font hurler dessus pendant un temps qui paraît interminable. Ils ne se fatiguent donc jamais.

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On a bien pédalé aujourd’hui et il a fait chaud, on ne tarde pas à s’endormir. Une petite heure plus tard, les aboiements se font incessants et nous réveillent. Des chiens errants doivent être dans les parages.. comme nous sommes entres eux, les chiens du propriétaire finissent pas nous sentir et viennent aboyer au ras de la tente. Cet épisode se produira inlassablement tout au long de la nuit. Rajouté à cela un gars qui plus tôt nous avait dit « Vous n’avez pas peur des ours en bivouac.. ». Vous imaginez la nuit que l’on a passé.. a 6h du matin on était sur nos vélos !

Arrivée à Sighisoara, ancienne cité féodale très bien conservée. Très populaire, nous retrouvons nos amis les touristes.. Nous profitons d’un festival avec des chants et danses médiévales.

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Nous passerons quelques jours a Sighisoara, le temps de goûter aux spécialités locales.. De plus le camping ne coûte rien.

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Il faut que l’on se rende maintenant dans la région de Odorhei. Je dis devons car nous allons retrouvé Timi et Mathias rencontrés à Timishoara. Timi est actuellement à Berlin avec Mathias et son papa. Nous avons quelques jours devant nous avant leur retour et décidons de visiter la région avant de les retrouver. Comme les ours ont l’air bien présents dans le coin, on contacte une famille sur Couchsurfing. Gabor le père nous répond immédiatement et accepte de nous laisser un bout de terrain pour planter notre tente. Il est prévu que nous restions 2 nuits avec eux. Nous arrivons près de Zetea et Tünde la mère nous accueille. Ils habitent une très belle maison en bois. Plus moderne que ses voisines, elle est en bordure de forêt au pied de la montagne. Une rivière coule au bout du jardin.. Elle nous dit de mettre notre tente devant la maison et non près de la forêt, encore une histoire d’ours.. décidemment ! Tünde nous ouvre les portes de sa maison, nous rencontrons ses fils Armin et Guellert, 6 et 8 ans, deux garçons plein d’énergie. Le plus petit n’arrête pas de nous parler pendant que nous montons la tente. Nous passons la soirée toutes les 3 à boire du vin et discuter. Gabor n’est pas là car il travaille à Budapest en Hongrie. Gabor est hongrois et ne trouve pas de travaille ici en Roumanie. Il ne rentre que le weekend et aux vacances.. Tünde est chanteuse dans un groupe local. Elle chante pour les mariages, les fêtes locales et autres événements du genre. On a même droit à un concert privé. Tünde joue d’un instrument que l’on a jamais vu.. il s’agit d’un instrument mi clavier, mi guitare, le cymbalum. Sa sonorité est incroyable et rempli toute la maison. On l’écoute jouer et chanter des chansons folkloriques roumaines, hongroises etc. On a juste qu’une envie, qu’elle ne s’arrête pas ! On termine la soirée en échangeant des titres de chansons, car Tünde adore le français, elle l’a appris à l’école mais ne l’a plus pratiqué depuis.

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Le lendemain, on décide d’aller au lac a quelques kilomètres. On laisse ainsi Tünde travailler car ses parents dont la maison se trouve a 20mètres ont des chambres d’hôtes. C’est elle qui cuisine pour eux. Ils reçoivent au moment on y est, 11 personnes.. Tünde nous explique qu’il y a un chemin dans la forêt qui mène au lac. Chouette on peut laisser les vélo et éviter la route principale. On ne fait pas 500mètres dans les bois que d’énormes craquements de branches se font entendre.. hum c’est plutôt proche et ça semble gros, on pense direct à un ours. On commence à parler pour signifier notre présence au cas ou.. On force l’allure. Peu de kilomètres nous séparent du lac mais nous n’arrêtons pas de regarder autour de nous. Nous verrons au final de belles empreintes d’ours sur la fin du chemin..

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Gabor rentre plus tôt de Hongrie pour les vacances, c’est un vrai bonheur de le rencontrer. La veille nous avions proposé à Tünde de l’aider dans le jardin ou autre si elle avait besoin. Gabor lui a du travail pour nous.. Ils rénovent l’étage de leur magnifique maison en bois et il y a de la peinture au programme.. chouette on adore ça. On propose de la faire et en contre partie on peut rester ! On est ravie car on s’est habituées à vivre au rythme de cette charmante famille !

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Le 3ème matin Gabor nous annonce que maintenant que le gîte est libre on peut s’y installer. On leur explique que c’est très gentil et que notre tente nous convient bien. Mais Gabor insiste et fini par nous expliquer qu’un mouton a été tué dans la nuit. Ils pensaient que c’était un chien errant, mais finalement il nous dit que c’était un loup.. un loup.. manquait plus que ça au tableau.. Il faut savoir que l’enclos des moutons se trouvait à 10 mètres de notre tente 🙂
Eh bien Gabor, on accepte ta proposition.. On passera finalement 6 jours avec eux, bien installées dans l’appartement pour 11 avec chacune ses toilettes et sa douche. On a passé de merveilleux moments avec eux ! Merci encore à vous famille Bokor !

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Timi est rentrée d’Allemagne, on la retrouve donc à Zetea chez ses parents, avec Mathias. Le courant était super bien passé lors de notre rencontre et c’est un bonheur de les retrouver. On passe les 3 jours qui suivent à camper au bord du lac, faire du canoë, monter un col à vélo (notre plus gros dénivelé positif du voyage avec 1100m sur 10km), rigoler, faire de la rando et j’en passe.

On fera même un barbecue à la roumaine.. Ils raffolent du gras de porc, qu’il mange avec beaucoup de choses, notamment avec du fromage et des concombres.. Cru c’est spécial, un léger goût fumé mais au barbecue, grillé, c’est juste succulent.. on s’est régalées !!

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Un vrai bonheur d’être auprès d’eux et de partager ces quelques jours dans la famille de Timi !

La veille de notre départ Timi nous emmène en ville car elle a des rendez-vous. Elle doit rencontrer une dame dans un parc. On ne comprend par vraiment pourquoi mais on suit. Timi finit par nous dire qu’elle va vendre ses cheveux.. On ne comprend pas trop la blague.. mais Timi est très sérieuse, elle y pense depuis plusieurs mois et a trouvé quelqu’un prête à les acheter.. On hallucine..

On assistera ainsi à la transformation radicale de Timi.. Elle en a quand même tiré 350lei (environ 70€) et une coupe gratuite.

Encore une fois c’est tellement dur de les quitter.. mais notre avion pour la Mongolie part le lendemain et ils nous reste encore 250kms a parcourir en train pour retrouver Flo et Alex à l’aéroport.

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Nous avons finalement décidé de laisser les vélos en Roumanie. Les visas en Asie ne nous permettant pas vraiment de faire du woofing et des visites. Mais ne vous inquiétez pas, nous retrouverons nos montures dans quelques mois. En attendant, ils sont bien au chaud chez les parents de Timi.

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